Non au remplacement d’enseignants par des animateurs !

Communiqué du comité d’Epinay sur Seine du POID    12/5/2021

Informé d’un accord entre trois municipalités (Saint-Denis, Epinay, Romainville) et la Direction Académique et le Rectorat de l’Education Nationale pour permettre, depuis le 10 mai, à des animateurs de remplacer les enseignants absents dans leur classe, pendant le temps scolaire, le comité d’Epinay du POID

  • proteste contre cette nouvelle remise en cause du service public de l’Education  Nationale tendant à remplacer l’école par une garderie. Les enfants ont le droit à un enseignement véritable assuré par de véritables enseignants.
  • soutient les enseignants et animateurs qui ont manifesté mardi 11 mai à midi devant la mairie de Saint Denis, soutenus par leurs organisations syndicales et les associations de parents d’élèves.

Avec eux nous exigeons

– l’embauche immédiate d’enseignants pour assurer le remplacement

– l’abandon de la convention entre les mairies et la Direction académique sur le remplacement des enseignants par des animateurs !

Pour sa  part, le POID soutient l’appel « dehors Macron et sa politique, le plus tôt sera le mieux » aujourd’hui signé par plus de 18 000 travailleurs et jeunes et appelle le un rassemblement à Paris samedi 5 juin à 14h  place de la Nation pour l’abrogation de la fonction présidentielle, une assemblée constituante souveraine, une république ouvrière qui n’hésitera pas à :

  • établir l’industrie nationalisée de la pharmacie pour la production de vaccins en nombre permettant à tous ceux qui le souhaitent d’être vaccinés ,

– rétablir les monopoles des services publics renationalisés ,

-interdire les licenciements ,

– rétablir les libertés d’organisation et de manifestation ;

– garantir à tous les jeunes le droit effectif à étudier, à égalité, et l’accès à un vrai diplôme, un vrai travail, un vrai salaire ;abroger les contre-réformes de l’assurance chômage et des retraites,

-confisquer, réquisitionner les 560 milliards honteusement distribués aux capitalistes pour les affecter à l’école, à l’hôpital et aux services publics.:

Editorial de la Tribune des Travailleurs n° 289 11/5/2021 par Daniel Gluckstein:

Briser la chaîne des consensus

La Seine-Saint-Denis connaît le taux de pauvreté le plus élevé des départements de la métropole (18 % avant la pandémie). Particulièrement frappées sont les communes très ouvrières et populaires de Romainville (26 %), Épinay (32 %) et Saint-Denis (37 %). La semaine dernière, les municipalités de ces trois villes ont signé avec l’Éducation nationale un accord, selon lequel en cas d’absence d’enseignants (situation fréquente en ces temps de pandémie), des animateurs prendront les enfants dans les classes. « Ces animateurs ont les compétences requises pour encadrer les élèves »,précise le document. Certes… Ont-ils les compétences pour enseigner ? Non. Mais cela ne leur est pas demandé.

Au-delà du Covid, il s’agit, écrivent les syndicats qui manifestent contre ce plan ce 11 mai, d’une « brèche pour permettre au ministre de poursuivre les ambitions portées avant même le Covid ». Elles sont connues, ces « ambitions » d’une école territorialisée portées par les ministres successifs : pour les enfants des territoires riches, une école de haut niveau et des enseignants qualifiés et en nombre ; quant aux enfants des territoires pauvres… des animateurs les prendront en charge, l’Éducation nationale et les autorités locales veillant à ce que leur soit prodigué le minimum d’instruction nécessaire.

Proches par leur composition sociale, ces trois municipalités sont différentes par leur couleur politique : Saint-Denis est dirigée par un maire et une majorité PS, Romainville est dotée d’un maire « écolo » avec une majorité écolo-PCF-NPA-LFI et Épinay est de droite. Ces différences politiques ne les empêchent nullement de signer avec les représentants de Blanquer ce plan financé par l’État.

Ce consensus de mai 2021 contre l’instruction publique entre le gouvernement et les élus de toutes les composantes de la « gauche » prolonge un autre consensus : celui qui a vu, le 19 mars 2020, des représentants de ces mêmes partis voter à l’Assemblée nationale 343 milliards pour les « entreprises ». Devenus depuis 560 milliards, ces flots de capitaux se déversent sans limite dans les poches des capitalistes qui licencient à tour de bras, mais ils sont refusés aux syndicats de Seine-Saint-Denis qui exigent en vain, depuis des mois, le recrutement massif et urgent d’enseignants pour remplacer leurs collègues malades et garantir la sécurité sanitaire des conditions d’enseignement.

Que Macron et Blanquer réservent tous les moyens aux capitalistes licencieurs et spéculateurs et les refusent aux enfants des travailleurs, rien d’étonnant. Qu’ils en profitent pour avancer dans le démantèlement de l’école publique, rien d’étonnant non plus. Mais comment accepter l’union sacrée autour de Blanquer et de sa politique de démantèlement ?

Briser la chaîne des consensus avec Macron ; rompre avec ces institutions au service de la classe capitaliste ; confisquer les 560 milliards pour mettre en œuvre une politique ouvrière, seule à même de rétablir la République garantissant l’égalité des droits de tous les enfants devant l’instruction : autant de raisons, parmi d’autres, de manifester le 5 juin.

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